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Démontage passerelle des Rocs, sur les voies ferrées, gare de Poitiers

Démontage passerelle des Rocs le samedi 19 mai (week-end Ascension 2012)Samedi 19 mai a eu lieu le démontage du deuxième tronçon de la passerelle des Rocs prévu lors du pont de l’Ascension 2012. La grue était solidement attachée à des contrepoids, la flèche baissée est allée chercher la partie située au dessus des voies ferrées. À l’aide de cordes les ouvriers ont fait pivoter le tronçon suspendu, pendant que le grutier relevait la flèche afin de rapprocher le centre de gravité. Un des ouvriers a décroché le bloc de contrepoids et la grue libérée a pu tourner pour venir poser l’énorme bloc de ciment, qui a été broyé quelques heures après.

Quant à savoir comment la passerelle avait été construite en 1952, il faut se rendre au TAP, en fait sur la terrasse du bar restaurant Le Météo, un historique a été posé sur la rambarde. À l’époque, elle avait été construite sur place, on y voit un grand échafaudage en bois.

La Coccinelle a rencontré, Marc un septuagénaire qui a vu se construire ce qui a relié Poitiers Ouest au centre ville alors qu’il avait 19 ans. Il raconte : “les ouvriers faisaient le béton du côté de l’avenue de Nantes et poussaient des wagonnets jusqu’au boulevard Solférino. Les tronçons étaient construits en pente, ensuite ils étaient remis d’aplomb petit à petit par la suppression successive de madriers. Le ouvriers travaillant sans sécurité et se déplaçaient sur les poutres, on les voyait parfois d’en bas, un jour l’un est tombé sur le toit des hangars SNCF pour finir dans un wagon, il avait été sérieusement blessé, mais il s’en est sorti”.
Ses études finies, Marc a travaillé comme menuisier à la Banque de France, il avoue ne jamais avoir fait de chèque en bois… Durant des années, il a traversé la passerelle quatre fois par jour. Par un matin d’hiver, en traversant, il y avait un petit attroupement, une jeune femme s’était jetée de la passerelle et son corps gisait entre des grosses bobines de fils électriques situées près du centre de la poste. Triste histoire, la Coccinelle aurait préféré entendre que de nombreux couples se seraient bécotés sur la passerelle sous des cieux étoilés en regardant passer les trains.

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Un commentaire

  1. Ben oui… La Coccinelle n’est pas seule à préférer entendre dire que “de nombreux couples se seraient bécotés sur la passerelle sous des cieux étoilés en regardant passer les trains…”
    Qu’on se rassure! Des couples se sont effectivement bécotés N fois sur la passerelle et sous le ciel étoilé, même si la Croix du Sud n’est pas visible à Poitiers et ça manque un peu, c’est fort bien. Et c’est heureusement arrivé beaucoup plus souvent que passer par dessus bord et tomber sur les terres de la SNCF! Mais… On parle toujours plus des trains qui déraillent que de ceux qui sont arrivés à l’heure et sans histoire!
    Qu’on se rassure, il se passe et se passera donc toujours plein de choses bonnes (et moins bonnes parfois) sur n’importe quel pont, à commencer par celui-ci qui nous quitte et sera remplacé.
    Ce qui aurait été bien, c’est qu’on monte sur Poitiers un grand projet de tramway*, au lieu de ce triste cortège de travaux inutiles, dispendieux et pas très beaux, qu’est en réalité “coeur d’aglo”, qui a si bien su pourrir la vie des commerçants surtout rue Magenta, pour fort peu de gain en qualité de la vie. * Un projet audacieux existerait, j’en ai entendu parler. Mais le très courageux Alain Chenard, Maire de Nantes durant les années 70 et mes “brillantes études”, n’a pas d’équivalent à Poitiers. Il osa presque seul contre tous, lancer le projet de réinstallation du tramway disparu des décennies plus tôt. Archaïque? Vous avez dit archaïque? Voyez le tram de Nantes aujourd’hui, le premier tram français ressuscités et qui a “fait des petits” dans tous le pays et les gens en redemandent!
    Ca C sûr, je m’en souviens aussi “douloureusement”, (mais nous avons survécus) les travaux furent longs et pénibles pour certains quartiers et la circulation dans la bonne ville de Nantes. Mais personne ne regrette plus rien, même si Chenard a perdu l’élection pour ça ensuite. Maintenant on l’aime car ce ne fut pas du pipeau, ce qu’il a fait.
    (à propos, ce serait bien si JMA l’ex maire et nouveau 1er ministre, arrêtait de raconter aux plus jeunes, que le tramway, c’est lui! Et s’il larguait sa grosse casserole aéroportuaire du “NDDL”, ce serait très bien aussi)

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